… pas confondre plaisir des sens et bonheur de l’âme. C’est pas la même chose!

Ni blasphême et liberté d’expression.« Nom de dieu! »
Le blasphême n’est plus un délit. Par définition, un non-croyant ne peut blasphémer. Le croyant a tout à fait le droit de considérer le blasphême comme une faute morale, mais il n’a pas le droit de s’ériger en juge et de faire de la critique religieuse une faute publique. S’il le fait, il confond le respect de la liberté de croire (intangible) avec le respect des croyances (dont le manquement n’est pas illégitime); critiquer leur contenu est une liberté.
Une démocratie, la nôtre, est autonome; égalité des croyances avec la non-croyance; pas une hétéronomie, comme une théocratie où des lois pourraient être dictées par un être supérieur.
Quelqu’un se sentant blessé par une attaque contre sa croyance et qui s’en prendrait à un symbole d’une façon violente ou en voulant instaurer une morale n’est pas démocrate; c’est une tentation de remettre en cause la loi commune au profit d’une foi particulière.
Je signale que je n’ai jamais brûlé d’église parce qu’on donnait de l’argent des impôts à des institutions religieuses. Qu’on laisse ceux qui n’aiment pas le communisme le critiquer, ceux qui n’aiment pas le libéralisme le crtitiquer. C’est de la liberté d’expression.
Les phobies, la théophobie entre autres, sont certes dommageables mais légitimes. Celui qui fait de la christianophobie n’est pas raciste. Celui qui fait de l’islamophobie non plus. Il a le droit d’avoir peur; avoir peur n’est pas une faute.
Comme la diminution des croyances est venue avec l’amélioration de la qualité de vie, les intégrismes montent avec le désenchantement et la déshumanisation de notre société.
Certains se tournent vers la religion, d’autres vers un humanisme de reconquête des droits sociaux. Je fais partie des deuxièmes.

Rien à voir: je vous ai fait un nouvel album-photos: au nord c’était les corons